Ça parait comme ça une évidence. On le sait tous et depuis bien longtemps. Le Père-Noel est un fasciste de la pire espèce. Pas besoin donc d’en faire une chronique pédagogique autant que chronophage (si je mets une heure à l’écrire, ça devrait en toute logique vous prendre une heure pour la lire) pour expliquer des choses qui tombent sous le sens. Pourtant, certains, qui comprennent vite mais à qui il faut expliquer longtemps, vont me harceler de questions oiseuses si je ne développe pas un tant soit peu ma pensée. Cette chronique leur est donc dédiée. Les autres, ceux qui, comme moi, savent quel perfide personnage se cache derrière le visage rubicond et jovial de ce gros con nordique, je vous adresse un sourire entendu et vous dispense de la présente lecture. Allez en paix. Nous nous sommes compris.
Blog de littérature potentielle, d'amour et d'eau pas très fraîche, mais je dois avoir des glaçons dans le freezer, bougez pas.
mardi 20 décembre 2011
Le Père Noël est un nazi.
Libellés :
Humour,
Les Nazis Mots de la Ferme Tagueule
jeudi 1 décembre 2011
Punch Coco (2ème partie)
Now the dream is gone
And your life tell you lies
Then you realise
You're gonna die anyway
- Therapy?
Depuis l’autre bout de la petite maison de banlieue, une voix s’élève de la cuisine pour dire qu’elle n’est pas d’accord. Pfff. Mais qu’est ce qu’elle peuvent y comprendre les femmes, il dit à son fils, d'abord ? Hein ?
And your life tell you lies
Then you realise
You're gonna die anyway
- Therapy?
Depuis l’autre bout de la petite maison de banlieue, une voix s’élève de la cuisine pour dire qu’elle n’est pas d’accord. Pfff. Mais qu’est ce qu’elle peuvent y comprendre les femmes, il dit à son fils, d'abord ? Hein ?
Mais qu’est ce qu’ils peuvent y comprendre les hommes aussi ? Quel cerveau peut bien comprendre un manège aussi violent, un truc idiot comme ça, un truc de malades, de tarés qui passent leurs soirées à s'éclater ainsi la tête à coup de poing chaque jour que Dieu aurait mieux fait de rester coucher. Truc de con, va. Putain de loisir.
Qu'y a t'il à comprendre à ce qui vient de là, des tripes. Ce jeu barbare venu du fond des âges, tout à la foi art martial, parade nuptiale, affirmation du chef de meute, rituel pour imposer sa domination au groupe...
La raison du plus fort, l’oraison du plus mort.
dimanche 27 novembre 2011
Punch Coco (1ère partie)
Win with class, lose with style.
- Anonymous.
- Anonymous.
Il tombe à terre, un semi-remorque fou vraisemblablement piloté par un cosaque ivre, ou alors un super tanker chargé d’une cargaison complète de lingots de plomb, douze à la dizaine, ou alors n’importe quoi de gros, de lourd, et qui fait mal, genre les allemands, vient de finir sa course dans sa fosse nasale.
Dans l’océan de souffrance qui le submerge, il laisse derrière-lui un sillage de sang, tracé par un paquebot avec un capitaine au nom court, Nemo ou Nelson, quelque chose du genre. Quitte à choisir il aurait préféré fourrer son pif dans les nichons de Pam, plutôt que dans la droite lestée d’un connard. Pas qu’ils sont plus tendres mais au moins leur cuir sent bon. Le gant du connard, il pue. La sueur, le talc bas de gamme et le musc de la peau tannée d’un pauvre bovidé qui a du brouter l’herbe d’un champ qui depuis longtemps déjà est devenu un parking.
vendredi 7 octobre 2011
Le cœur d'un système déprimogène.
Peu de personnes peuvent se vanter aujourd'hui d'être assez cyniques, abjectes et obsédées pour nommer et définir elle-même leurs propres déviances et leurs propres crimes. Un tueur en série ne se définit pas lui-même comme "l'amputeur du Bronx" ou "le collectionneur de foie". Rarement il admettra être un fêlé de la plus belle espèce, ce que les médecins appellent de manière pudibonde "psychopathologie " et la sagesse populaire "putain de gros taré".
mardi 20 septembre 2011
La fois où je suis mort deux fois
"This is the blackest day for Grand Prix racing that I can remember"
- Murray Walker, correspondant pour la BBC.
Je suis mort une seconde fois, le lendemain. La première, pourtant, elle m’appartient. Elle est rien qu’à moi. C’est pas que c’est jojo mais celle-là, au moins, on pourra pas me la prendre. Elle avait de la gueule. J’ai fait mes adieux à la carrière à ce moment. J’aurais presque pu rentrer dans la légende. C’est rageant. Nous autres compétiteurs, savons que ce qui différencie les grands succès des défaites amères se joue en général à bien peu de chose : un geste, une action, un instant, mais là, c’est à une journée près quand même. Alors, ça fait encore plus mal. Parce que j’étais le premier. Le premier, putain. Ça m’est pas arrivé si souvent.
- Murray Walker, correspondant pour la BBC.
Je suis mort une seconde fois, le lendemain. La première, pourtant, elle m’appartient. Elle est rien qu’à moi. C’est pas que c’est jojo mais celle-là, au moins, on pourra pas me la prendre. Elle avait de la gueule. J’ai fait mes adieux à la carrière à ce moment. J’aurais presque pu rentrer dans la légende. C’est rageant. Nous autres compétiteurs, savons que ce qui différencie les grands succès des défaites amères se joue en général à bien peu de chose : un geste, une action, un instant, mais là, c’est à une journée près quand même. Alors, ça fait encore plus mal. Parce que j’étais le premier. Le premier, putain. Ça m’est pas arrivé si souvent.
vendredi 9 septembre 2011
Insuffisant
Yop, de retour après une trèèèèèèèèèèès longue absence cause plein de trucs à faire moins important que d'écrire, mais je vais tâcher de m'y remettre un peu. Je vous fais part d'une bonne nouvelle (hahaha), j'ai plus ou moins été primé à un concours de nouvelle auquel j'ai participé il y a des lustres. Selectionné dans la catégorie "coup de coeur du jury", le thême imposé était "le rouge" et c'était organisé par la médiathèque de la petite ville de Trets, vers Marseille. Vlà la bête, à vous de juger si ça mérite.
C'est pas moi. C'est pas ma faute.
Je le dirai à ma mère d'abord que c'est à cause de toi, que moi je n'ai pas copié et que tout ce rouge sur mon cahier, c'est pour toi. Je lui dirai. Et ma mère, elle n'est pas commode, je te ferais dire. Il y a des tas de meubles comme ça qu'elle n'est pas, ma mère. Et commode est franchement un de ceux qu'elle est le moins, ça c'est sûr.
lundi 27 juin 2011
Les Défis du Samedi - La Révélation
Une petite nouvelle sur le thème du contenu d'un tiroir.
Etait-ce de l’avancement ? Un avertissement ? Une punition ? Une mise au placard ? Heng eut du mal à se prononcer. Bien sûr, passer du statut de contremaître d’équipe à chef de ligne de production était vu par beaucoup comme une promotion, une reconnaissance méritée de la qualité du travail effectué. On ne se salissait plus les mains sur les machines outils, on s’occupait un peu moins des questions techniques et un peu plus de l’aspect administratif de la conduite de l’usine. On avait le beau rôle. Les collègues ne s’y étaient pas trompés et sitôt la circulaire d’information affichée sur le mur de la salle communautaire, on avait trinqué, à grand renfort de saké bon marché, au succès futur du quadra dans ses nouvelles attributions.
Etait-ce de l’avancement ? Un avertissement ? Une punition ? Une mise au placard ? Heng eut du mal à se prononcer. Bien sûr, passer du statut de contremaître d’équipe à chef de ligne de production était vu par beaucoup comme une promotion, une reconnaissance méritée de la qualité du travail effectué. On ne se salissait plus les mains sur les machines outils, on s’occupait un peu moins des questions techniques et un peu plus de l’aspect administratif de la conduite de l’usine. On avait le beau rôle. Les collègues ne s’y étaient pas trompés et sitôt la circulaire d’information affichée sur le mur de la salle communautaire, on avait trinqué, à grand renfort de saké bon marché, au succès futur du quadra dans ses nouvelles attributions.
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